- Que voir à Reims ? D’abord les monuments du sacre, puis les vestiges romains, les places du centre et les halles Art déco.
- Entre deux visites, laissez-vous aller à la flânerie : rues piétonnes, terrasses, marchés et jardins se parcourent facilement à pied.
- Une visite de cave fait partie des temps forts, mais elle se prépare : réservation, vêtement chaud et déplacements sobres.
- Alternez monuments, musées et pauses pour que la visite reste agréable, quelle que soit la météo.
Que voir à Reims quand on ne dispose que de quelques heures, ou que l’on revient pour la deuxième fois ? La réponse tient en trois mots : sacres, craie et reconstruction. Ville de couronnements, ville de caves creusées sous ses pieds, ville rebâtie avec audace après la Grande Guerre, elle se révèle par couches successives. Voici de quoi composer un programme équilibré, en complément de notre guide pour organiser la visite de la ville.
Les monuments qui ont fait la réputation de la ville
On commence naturellement par la cathédrale Notre-Dame, chef-d’œuvre gothique où les rois de France ont été sacrés pendant des siècles. Sa façade peuplée de sculptures, ses vitraux et la lumière de la nef méritent qu’on s’y attarde sans se presser. À deux pas, le Palais du Tau, ancienne résidence des archevêques, présente les objets et les sculptures liés au sacre.
Un peu plus loin, la basilique Saint-Remi, avec son ancienne abbaye, complète l’ensemble. Elle est consacrée à l’évêque qui, selon la tradition, baptisa Clovis. Ces trois lieux forment le socle de toute visite et sont inscrits ensemble au patrimoine mondial de l’UNESCO.
Comptez un peu de temps pour chacun : la cathédrale se découvre à l’extérieur comme à l’intérieur, le Palais du Tau se parcourt salle après salle, et la basilique réserve une atmosphère plus recueillie. Mieux vaut ne pas tout enchaîner en une matinée : chaque lieu mérite sa propre respiration.
Les traces de Durocortorum
Avant d’être cité des sacres, Reims fut une grande ville gallo-romaine, nommée Durocortorum. Il en reste des témoignages spectaculaires : la Porte de Mars, immense arc de triomphe romain, et le cryptoportique de la place du Forum, galerie souterraine qui rappelle l’organisation du cœur antique de la ville.
Ces vestiges se visitent vite et se glissent facilement entre deux monuments plus célèbres. Ils rappellent que le sous-sol rémois, creusé dans la craie, a toujours été un ressort de l’histoire de la cité.
Pour les curieux d’histoire, cette strate antique éclaire aussi la suite : cette ancienneté aide à comprendre pourquoi Reims est restée, des siècles plus tard, un lieu de pouvoir religieux et symbolique.
Flâner entre places, halles et façades
Le centre-ville, rebâti après 1918, séduit par son harmonie : place Royale et son hôtel de ville, place Drouet-d’Erlon et ses terrasses, théâtre à l’italienne de l’Opéra, façades Art déco qui jouent de la brique, du béton et du fer forgé. Les halles du Boulingrin, avec leur voûte de béton, comptent parmi les plus beaux exemples de cette architecture.
Pour relier ces lieux sans rien précipiter, suivez les itinéraires de promenade à travers le centre, qui proposent plusieurs boucles de difficulté et de durée variées. Marcher à Reims, c’est aussi lever les yeux : les détails d’une ferronnerie ou d’une frise changent d’un quartier à l’autre.
Descendre dans les caves de craie
Impossible de parler de Reims sans évoquer son vin. Sous la ville, d’anciennes carrières de craie, les crayères, abritent les caves où vieillissent les bouteilles de champagne. Plusieurs maisons ouvrent leurs portes au public, avec visite guidée et dégustation facultative.
Quelques réflexes : réservez à l’avance, apportez un vêtement chaud, car l’air est frais, et privilégiez les visites accessibles à pied ou en transports. Si vous goûtez, faites-le en petite quantité, désignez un conducteur sobre et sachez que les femmes enceintes s’abstiennent. Dans la plupart des maisons, une alternative sans alcool est proposée aux visiteurs qui ne dégustent pas.
Les pauses utiles : musées, marchés et gourmandises
Lorsque le temps se gâte, les musées de Reims prennent le relais : beaux-arts, mémoire de la reddition de 1945 ou histoire de l’abbaye Saint-Remi. Chaque lieu a son public et ses horaires, à vérifier avant de se déplacer.
Pour les pauses, goûtez aux spécialités locales, comme le célèbre biscuit rose de Reims, à tremper traditionnellement dans le champagne, ou les moutardes et le jambon de la ville. Un tour de marché est aussi un bon moyen de sentir la ville vivre, loin de l’agitation des monuments. Pensez à garder du temps libre : le plus beau souvenir d’un séjour à Reims tient parfois à une terrasse au soleil.
FAQ
Que voir à Reims en priorité ?
La cathédrale Notre-Dame, le Palais du Tau et la basilique Saint-Remi forment le trio incontournable. Ajoutez la Porte de Mars et une promenade dans le centre Art déco pour compléter le tableau.
Que faire à Reims quand il pleut ?
Misez sur les musées, les monuments couverts et, si vous le souhaitez, une visite de cave, qui se déroule à l’abri sous terre. Les halles et les galeries offrent aussi des pauses au sec.
Peut-on tout voir à pied ?
Presque : le centre-ville est compact et agréable à pied. Pour rejoindre la basilique Saint-Remi ou des quartiers plus éloignés, le tramway ou les bus peuvent s’avérer pratiques.
Faut-il réserver ses visites à l’avance ?
C’est conseillé pour les caves et certaines visites guidées, surtout le week-end et pendant les vacances. Pour les monuments, vérifiez les horaires avant de partir.
Si vous disposez d’un créneau supplémentaire, trois idées s’ajoutent à votre liste : une lecture de l’église Sainte-Geneviève, où voir la fontaine Subé et cette œuvre d’art urbain d’ApSet.
Par où commencer ? Par la plus emblématique des étapes : découvrez la cathédrale gothique qui domine la ville avant de poursuivre votre parcours.
L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. À consommer avec modération.
Note : Les horaires, les tarifs et les conditions d’accès des monuments, musées et caves changent selon les saisons : vérifiez-les avant de vous déplacer.

